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Politique culturelle – quand l’Australie montre la voie

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La globalisation; création Krzysztof Szkurlatowski

Collaborateur chez ArtExpert et blogueur invité, Pierre-François Sempéré est analyste politique, diplômé en science politique à Sciences Po Aix et en gestion des organismes culturels à HÉC Montréal.

Penser les politiques culturelles au XXIème siècle ne peut échapper au questionnement identitaire. De Montréal à Sydney, en passant par Paris, on s’interroge sur ce que peut la culture face à la mondialisation. Tandis que triomphe le monde de l’immédiateté et de la libre circulation,  celui des frontières et de la longue durée disparait. Pourtant, il n’a jamais été autant question d’enracinement qu’aujourd’hui. Les nombreuses interrogations liées au vivre ensemble remettent au goût du jour les réflexions sur l’accomplissement collectif. Face au culte de la croissance et du progrès matériel, la définition d’une politique culturelle clairement articulée autour de ce qui fait sens et de ce qui nous rassemble fait figure de boussole en territoire inconnu.

Identité et démocratisation

La question de l’identité doit être envisagée à partir de la démocratisation culturelle. Ces deux aspects sont intimement liés. La lente élaboration d’un sentiment d’appartenance commune ne peut s’accomplir pleinement que si la culture est également partagée. Ces questions ne sont certes pas nouvelles puisqu’elles constituent deux des trois piliers de la politique culturelle du Québec de 1992. Mais depuis 1992 le monde a changé.

Si la politique exige de s’extraire du diktat de l’actualité pour mieux prévoir, elle suppose néanmoins de composer avec le réel. Pour cela, il faut vouloir voir l’évolution démographique du Québec qui fait de ce territoire une société plurielle (11% de la population est issue des minorités dites visibles) et reconnaître que les publics issus de la diversité sont en net retrait de la vie culturelle, participant peu et diversifiant faiblement leur pratique (notamment à l’égard des arts classiques).

Comment construire un véritable « dialogue des cultures », ainsi que le préconise la politique de 1992, si la médiation artistique et culturelle ne permet pas de créer les modalités de la rencontre entre tous les différents?

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La participation culturelle des populations issues des minorités visibles; photo Ryan McGuire

Rosaire Garon dans Enquête sur les pratiques culturelles au Québec avance quelques hypothèses pour tenter d’expliquer cet échec: l’offre culturelle dans les langues d’origine des communautés est-elle insuffisante? Les contenus et les formes d’expressions utilisés sont-ils en décalage avec les systèmes de valeurs des allochtones? Peut-être les deux. Or, ces interrogations sont inséparables d’une réflexion sur le modèle de l’interculturel québécois. En effet, prétendre qu’il s’agirait de développer une politique de l’offre dans les langues d’origine pour voir disparaître le problème de la participation culturelle des populations issues des minorités visibles, ne résoudrait en rien la question de l’échange entre tous. Cela ne ferait qu’accentuer le phénomène de coexistence passive des différentes communautés. De même, la solution n’est pas de remettre en question les genres artistiques et leur substance. Autrement dit, croire que le théâtre serait une affaire d’occidentaux, c’est non seulement faire preuve d’inculture en tirant un trait sur les Kateb Yacine, Sony Labou Tansi, Yukio Mishima et d’autres, mais c’est aussi vite oublier que la culture prétend à l’universalité et que les thèmes abordés outrepassent les frontières, reflétant les aspirations des Hommes et leurs doutes.

Par ailleurs, composer avec le réel suppose de reconnaître au sein du creuset culturel québécois, les cultures des premières Nations qui semblent en marge de la société. Comment y parvenir? Comment concilier préservation de l’identité et interculturalité?

L’exemple Australien, entre démocratisation et démocratie culturelles

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Karen Horton Australia Postage Stamp- Aboriginal Art c. 1948

En ce sens, peut-être faut-il regarder ce qu’il se fait du côté de l’étranger et s’inspirer par exemple de l’Australie. Conformément au modèle mécène qui était le sien et qu’elle empruntait à l’Angleterre, l’Australie s’est longtemps gardée de considérer la culture comme une affaire d’État. En somme, la culture restait soigneusement à distance des trois paliers de gouvernement que sont l’état fédéral, les états et territoires ainsi que les communes. Mais progressivement, l’Australie s’est tournée vers un modèle hybride, au fil de la reconnaissance de la culture Aborigène comme constitutive de l’identité australienne et, pour reprendre Jock Collins dans The changing face of Australian immigration, au fur et à mesure que s’opérait une transformation de son paysage démographique, les migrants venant d’Inde et de Chine étant aujourd’hui plus nombreux que ceux provenant du Royaume-Uni. Ce double mouvement a entrainé naturellement les autorités australiennes à envisager la question de l’identité nationale à partir de la culture.

 Dès le préambule  de Creative Australia, le premier ministre de l’époque, Julia Gillard, déclare: « Creative Australia (…) affirms the centrality of the arts to our national identity, social cohesion, and economic success  ». De ce postulat de départ découle toute la politique australienne qui établit solennellement comme prioritaires « la reconnaissance, le respect et la célébration » des cultures Aborigènes, élément central de l’identité australienne, et en outre, fait du soutien à la diversité du peuple australien sa priorité numéro deux: « all citizens (…) have a right to shape our cultural identity and its expression ». Non seulement, l’Australie se définit par la culture Aborigène vieille de plusieurs milliers d’années mais aussi par la diversité même des cultures qu’elle accueille en tant que terre d’immigration multiséculaire.

Ici surgit l’idéal de démocratie culturelle, conçu comme l’affirmation du principe d’égalité entre toutes les cultures. Même si cet idéal n’est que partiellement atteint dans la réalité, la volonté de le réaliser est bien présente. Concrètement, cette politique va, entre autres, décider d’un soutien accru aux arts et à la culture autochtones, par le financement de tout un ensemble de programmes destinés à développer les arts visuels et protéger les langues autochtones, mais aussi par le biais d’une éducation artistique renforcée, dès l’école primaire. En somme, une action culturelle orientée sur l’offre mais aussi sur la demande.

Une vision transversale: Education/Culture

L’éducation aux arts et à la culture est la réponse la plus appropriée au questionnement identitaire et à l’enjeu de la démocratisation. Comment lutter contre la déperdition de sens, si ce n’est en engageant les individus, par la culture et les arts, à investir collectivement la vie de la Cité? À travers l’apprentissage des arts et de la culture, c’est toute une éducation à un ensemble de valeurs qui s’opère, favorisant l’élaboration d’une conscience commune. S’engager dans cette voie suppose d’adopter une vision transversale Education/Culture car les enjeux sont nombreux. Mais pour cela, tout le monde doit y trouver son compte. Dans le curriculum scolaire « Australian Curriculum », l’apprentissage obligatoire des arts autochtones occupe une place primordiale jusqu’au Cegep. Comme toute innovation est le témoignage d’une innovation préexistante, le renouvellement ne peut intervenir qu’en s’inspirant des idées de nos voisins.

Assurément, le Québec et plus largement le Canada, peuvent tirer quelques enseignements du modèle australien.

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Ces dollars qui aiment la culture

Le don a toujours été une préoccupation sociale; l’esprit qui l’anime est universel. Les avantages des dons de charité sont multiples. Ils permettent notamment d’aider les gens dans le besoin et procurent la satisfaction de soutenir les causes qui tiennent le donateur à cœur.

La collecte de fonds privés est identifiée comme un des principaux enjeux des années à venir tant chez les organismes culturels que chez les organismes de bienfaisance. Cela s’illustre de manière plus urgente dans un contexte où les autres sources de financement sont en mutation.

Dans Les Canadiens apprécient les compagnies qui appuient les arts, les entreprises et le grand public croient fermement (plus de 80%) que les arts contribuent à améliorer la créativité, qu’ils ont un impact positif sur la santé et le bien-être et améliorent le rendement académique des enfants. On considère que les arts forgent des communautés plus intégrées et plus saines, qu’ils développent l’empathie et la compréhension et aident les enfants de communautés défavorisées à réussir.

Philanthropie culturelleNouveaux paradigmes dans la collecte de fonds

Mais qu’en sera-t-il des donateurs au cours des prochaines années? L’évolution du don : de la charité à la philanthropie, affirmait que « Les baby-boomers, qui représentent près d’un Canadien sur trois, pourraient être la génération phare du changement social, provoquant la transition d’une nation de généreux donateurs vers une nation de philanthropes engagés et tournés vers le long terme. » À l’évidence, la population vieillit, et l’on assiste à un transfert générationnel qui influence les tendances en philanthropie.

Certaines causes sont plus populaires que d’autres dans le cœur des donateurs. L’étude sur Letendances en philanthropie nous en apprend davantage sur les différentes générations et leur comportement: Les Y (nés entre 1981-1995) contribuent en moyenne à 2,3 organismes et participent à des activités à caractère défi (marches, trek), tout en étant plus sensibles à l’international. Les X (nés après 1965) privilégient le secteur des sports et loisirs et soutiennent le plus les gens localement. Les baby-boomers effectuent pour leur part, un don moyen de 299 $ au Québec et 564 $ au Canada. Les personnes nées avant 1945 font un don moyen de 405 $, contribuent en moyenne à 3,8 organismes, privilégient le secteur de la religion, font du bénévolat et aident les gens localement.

Quant aux entreprises, de plus en plus sollicitées, elles cherchent à définir davantage leurs secteurs d’intervention et s’assurer des retombées positives sur leur image de marque. La recherche les Canadiens apprécient les compagnies qui appuient les arts dévoilait que seulement 13% des dons des entreprises dont les recettes excèdent 25M$ est dirigé vers les arts contre 25% chez les PME. On apprenait également que plus d’une PME sur trois (38%) donne aux arts contre 71% chez les plus grandes entreprises. Depuis 2008, la contribution moyenne des entreprises a augmenté pour se chiffrer en 2014 à 69 000 $ par organisme. 57% de l’ensemble des contributions se fait en commandites, 30% en produits et services et 13% sous forme de dons. Fait à relever, plus d’une entreprise sur deux qui n’investit pas dans les arts dit ne jamais avoir été sollicitée.

Le levier de l’économie collaborative en culture

Nous savons maintenant que l’économie québécoise est stimulée par la culture qui emploie plus de 150,000 travailleurs générant plus de 5 milliards, soit 5 % du PIB du Québec.

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Diagnostic de la dynamique culturelle de l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal, Réalisation ArtExpert, 2014

La particularité de l’économie de la culture tient au fait qu’il s’agit d’un effort collectif. Par exemple dans l’arrondissement du Plateau Mont-Royal à Montréal, une véritable économie collaborative s’est installée alors que 60% des partenariats de création, production et diffusion sont conclus entre organismes culturels ou communautaires, révèle le Diagnostic culturel qu’a réalisé ArtExpert.

Contribuer à la culture autrement permet de renouer avec l’idée toute simple que «l’union fait la force ». L’économie collaborative c’est l’économie du partage : d’idées, de ressources, de savoirs, mais également son espace de travail, sa salle de montage ou même son véhicule! Dans son ouvrage, Zoom sur l’économie collaborative, Charline Legrand nous dit que « De nature plus philosophique, nous observons une volonté de redonner du sens à ce que nous faisons. Cette quête de sens, caractéristique de la génération Y, se traduit en effet par l’importance qui est aujourd’hui accordée aux rapports humains (…) l’engouement provoqué par l’économie collaborative n’aurait effectivement pas pu avoir lieu sans la prise de conscience écologique qui a caractérisé les deux dernières décennies ».

dollars_culturelsLa culture, un projet économique et social pour les Y

Dans les grands centres urbains comme dans les zones rurales, on voit poindre des jeunes qui s’impliquent dans des projets économiques, sociaux ou culturels de leur communauté.

À Montréal, un nouveau mouvement se dessine grâce à la relève d’affaires qui s’investit auprès des organismes culturels montréalais. Sébastien Barangé, cofondateur de Jeunes mécènes pour les arts écrivait dans LaPresse+ le 14 septembre dernier «… l’organisme Jeunes mécènes pour les arts remettra en novembre 20 000 $ en bourses à des artistes de la relève. De plus, à l’initiative de la Brigade Arts Affaires de Montréal, 100 membres de la relève d’affaires offriront une œuvre d’art public d’une valeur de 100 000 $ aux Montréalais pour le 375e anniversaire de la ville. » Par ailleurs, dans La culture à Montréal: chiffres, tendances et pratiques innovantes, KPMG-SECOR affirmait qu’à Montréal, on a vu les organismes augmenter significativement entre 2008 et 2013, la part relative du financement privé sur leurs revenus totaux, de 50 % à 66 %.

Hors des grands centres urbains, en dépit d’une population peu nombreuse, c’est en partenariat avec de petits commerçants, de plus petits mécènes et grâce à la contribution du citoyen que les organismes peuvent augmenter significativement la part de leurs revenus privés sur leurs revenus totaux.

Les jeunes de tous horizons investissent maintenant en culture grâce au financement participatif. Technique de collecte de fonds sous la forme d’un appel à tous, le sociofinancement « met à profit les communautés engagées autour d’un projet en demandant des contributions minimes (5$, 10$, 25$, 50$) pour financer un projet » nous dit Nathalie Courville de KissKissBankBank. Ces philanthropes mettent à la disposition d’organismes, leur immense réseau, leur expertise et leur argent.

Dans un contexte où les sources de financement sont en mutation, les organismes ressentent plus que jamais l’urgence de mettre en place un plan visant à pérenniser leurs actions. Les conseils des arts aidant, une sophistication des méthodes faisant appel à des outils spécifiques s’implante de plus en plus au Canada. La philanthropie culturelle est plus que jamais indispensable au fonctionnement de la sphère artistique.

 

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Le Canada brille par ses artistes

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Ione Thorkelsson, “Arboreal fragments” 2004, verre coulé, sections d’arbres, laiton, éclairage, HONG-KONG

Lors de mon passage à l’ambassade du Canada à Hong Kong, telle fut ma surprise de découvrir une oeuvre de Ione Thorkelsson, sculpteure sur verre originaire du Manitoba, pièce maîtresse au cœur de la salle de réunion. Mon interlocuteur, un Chinois, entama la discussion en commentant l’oeuvre. Il n’en fallait pas plus pour que notre relation d’affaires aille de l’avant.

Je sais que la culture joue un rôle capital dans l’affirmation et l’appréciation de nos identités et qu’elle est un caractère fondamental de notre nation au sein de la communauté internationale. À cette occasion, elle participait à la diplomatie canadienne.

Le rôle de la culture dans la diplomatie canadienne

L’Institute for cultural diplomacy définit la diplomatie culturelle comme « une approche qui utilise l’échange des idées, des valeurs, des traditions et d’autres aspects de la culture ou de l’identité, soit pour renforcer les relations, accroître la coopération socio-culturelle ou promouvoir les intérêts nationaux.»

En 1995, le document de politique étrangère Le Canada dans le monde identifiait les valeurs et la culture canadiennes comme le « troisième pilier », de même importance que les deux premiers piliers, soit la croissance économique et la paix, et la sécurité internationales. Dix ans plus tard, la nouvelle politique étrangère du Canada  Fierté et influence: notre rôle dans le monde fera malheureusement disparaître ce troisième pilier.

Pourtant, sur les marchés étrangers, les arts et la culture continuent de jouer un rôle prépondérant dans les stratégies diplomatiques dans la majorité des pays. On voit là l’opportunité de dire au monde entier qui nous sommes et de créer une image positive de notre pays.

“La diplomatie culturelle, c’est l’utilisation d’expressions créatives, l’échange d’idées et d’information et de personnes pour favoriser la compréhension mutuelle» affirmait Cynthia P. Schneider dans Cultural Diplomacy: Hard to Define, but You’d Know It If You Saw It, Brown Journal of World Affairs vol. XIII

Nos artistes à l’étranger

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Marianne Nicolson (artiste Kwakwaka’wakw, Victoria) “A Precarious State” 2013, panneaux de verre sculpté, 200 x 1201 cm, AMMAN

« Il n’y a pas de grande cité internationale où un artiste ou un organisme d’ici n’ait été acclamé, pas plus qu’il se ne trouve de régions sur la planète culturelle où l’on ne peut pas s’imprégner d’œuvres de nos concepteurs ou de nos produits culturels. Notre pays est indéniablement un terreau des plus fertiles pour les arts. » écrivions-nous dans le Diagnostic sur le rayonnement international de Montréal, Montréal métropole culturelle (ArtExpert, 2010).

« La culture c’est notre image, nos valeurs et notre identité, nous explique Dan Sharp, conservateur de la Collection des arts visuels aux Affaires étrangères, Commerce et Développement Canada (MAECD). Le ministère a pour politique d’acquérir des œuvres provenant de toutes les régions du Canada en vue de mettre en évidence les différents patrimoines culturels et linguistiques du pays. »

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Janet Werner (b.1959, Winnipeg), « Girl with Green Collar », 2002, huile sur toile, 208.8 x 173.2 cm et « Girl with Tongue Out/Sassy », 2002, huile sur toile, 208.8 x 173.2 cm, BERLIN

En 2015, la collection du MAECD est constituée de 6200 œuvres d’art originales réalisées par près de 4000 artistes de la relève ou dont la carrière est bien entamée. 80% de cette collection est exposé dans 111 grandes cités à travers le réseau des Ambassades, des consulats, des Hauts commissariats ainsi que les résidences officielles. Ces œuvres ne sont exposées que dans des endroits publics ou dans les aires d’accueil des chancelleries ou des résidences officielles. Parmi les nombreux pays où l’art canadien est exposé, il y a la Chine, l’Inde, la Russie, l’Allemagne, la France, l’Italie, le Royaume-­Uni, les États-­Unis, le Japon, le Mexique ou le Brésil.

L’impact pour le pays est remarquable: la collection d’œuvres d’art communique l’image d’excellence du Canada tant dans le domaine des arts qu’en général. Les artistes dont les œuvres sont exposées font l’objet de conversations lors des échanges de haut niveau, au sommet des grandes idées partagées entre deux pays.

Merci à Rachael Maxell, pour son inspiration dans La place des arts et de la culture dans la politique étrangère du Canada, Conférence canadienne des arts, 2008.
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